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mercredi 12 mars 2014

Coup de Cœur du Libraire - "La Huitième Couleur"/"Le Huitième Sortilège", de Terry Pratchett

La Huitième Couleur et Le Huitième Sortilège, de Terry Pratchett, tomes 1 et 2 des Annales du Disque-Monde, chez l'Atalante et Pocket
The Color of Magic et The Light Fantastic en VO


Pour continuer dans ma lignée de vous présenter des oeuvres incontournables (et que tout amateur de fantasy/SF se devrait d'avoir lues ^^), je vais aujourd'hui vous présenter les 2 premiers tomes du Disque-Monde.
Pourquoi les 2 premiers ensemble, me demanderez-vous avec sagacité ?
Tout simplement parce qu'ils constituent une même histoire, en 2 parties, et que par ailleurs ce sont les seuls romans du Disque-Monde dans ce cas.

C'est donc avec ces 2 volumes qu'en 1983 Terry Pratchett démarra la phénoménale série de romans du Disque-Monde, et il faudra attendre 10 ans pour une traduction française, et encore 3 de plus pour une traduction révisée par Patrick Couton (qui traduit encore la série à ce jour).
Je ne vais pas vous mentir, le Disque-Monde est pour moi une série qui ne cesse de se bonifier. En conséquence, et paradoxalement, on pourrait défendre l'idée que ces deux premiers volumes sont les 'moins bons'.
Il ne fait aucun doute que l'univers qui sera ensuite abondamment développé n'en est ici qu'à ses premières ébauches. Pour autant, il incombe généralement de commencer par le commencement, et ces deux volumes sont le portail pour pénétrer dans ce merveilleux univers.

Ici, nous suivrons les aventures de Deuxfleurs, un touriste venu du lointain Empire Agatéen pour visiter Ankh-Morpork. Ce qui évidemment surprend les gens du cru, puisque personne jusque là n'a eu l'idée saugrenue de visiter cette ville, surtout réputée pour sa pègre et sa saleté.
Equipé d'un étonnant coffre magique avec plein de pieds, il arrive avec des monceaux d'or, puisque la matière est fort commune là d'où il vient.
Ce personnage optimiste et touchant de naïveté y rencontrera un magicien raté (mais vraiment très très raté) et d'une lâcheté à la limite du surnaturel, Rincevent. Ce dernier transporte par mégarde dans son crâne un sortilège immensément puissant, sinon qu'il ne peut pas le lancer (ni aucun autre sort, en vérité).
Sans vous dévoiler tous les détails, ils vont aller de mésaventures en catastrophes, toujours avec une pleutrerie impressionnante pour Rincevent, et un optimisme forcené pour Deuxfleurs.

De nombreux éléments ou personnages qu'on découvre ici pour la première fois auront l'occasion d'être copieusement développés dans des volumes ultérieurs du cycle, en commençant par la fameuse Ankh-Morpork, et son université de magie, mais aussi bien sûr Rincevent, ou Cohen le Barbare.
La plupart des romans suivants du Disque-Monde ne nécessitent pas d'être lus chronologiquement, et changent presque à chaque fois de point focal (pour régulièrement revenir sur des lieux et personnages favoris, bien sûr).
Pour autant, mon conseil aux lecteurs qui voudraient lire du Pratchett reste de profiter de l'ordre d'écriture de l'oeuvre, et de la continuité 'naturelle' du cycle.
Dans ces premiers volumes, on voit déjà certaines des grandes tendances et qualités qui font pour moi le grand intérêt des annales.
L'humour et la bonhommie, bien sûr, sont des facteurs importants qui la caractérisent. L'adaptation de Patrick Couton transcrit admirablement la légèreté et le zest de l'écriture de Pratchett.
Il serait dommage de s'arrêter à dire que ce sont des romans 'comiques'.
Certes, le propos est souvent amusant, et le ton résolument optimiste, mais on ne peut pas le qualifier de naïf. Mêlé à ses récits, c'est une critique et une analyse souvent acerbe de la nature humaine, et de la société, que Terry Pratchett nous distille.
Ce n'est d'ailleurs pas pour rien qu'il a longtemps revendiqué le statut d'écrivain SF plutôt que Fantasy.

En conclusion, je n'ai qu'un seul conseil pour qui veut passer un bon moment : lisez le Disque-Monde :)


Charles

mercredi 5 mars 2014

Coup de Cœur du Libraire - "Enfants de Lune", de Hélène Rias et Romain Rias





Enfants de Lune, de Hélène Rias et Romain Rias, Héritages tome 1, chez les Ludopathes

Le mage Morgas revient à la ville d’Arkas pour demander une nouvelle fois à être le premier homme à rentrer dans la guilde du savoir de Nar. Et cette fois-ci la maîtresse de la guilde des Filles de Nar va accepter et lui donner comme épreuve initiatique de retrouver le Sceptre des Anciens en moins de deux cycles, soit 720 jours.
Morgas part donc avec plusieurs compagnons. Une fille des rues ressemblant à l’ancien peuple, une initiée de la guilde du savoir de Nar, et un démon, tels seront ses compagnons dans sa quête.
En parallèle nous suivons l’histoire d’Acamal, l’Empereur Blanc, élu du dieu ancien Daar, lui-même demi-dieu, dans une époque ancienne où les dieux sont encore présents régulièrement pour guider leurs peuples, par l’intermédiaire de leurs élus.

La lecture du livre est agréable avec un style fluide.
L’histoire reste classique, et fait vraiment penser à un groupe de jeu de rôle avec une intro bateau de MJ.
Et ce n’est pas une coïncidence, puisque l’univers et le récit sont bien inspirés d’une campagne de jeu de rôle. D’ailleurs un jeu de rôle serait en développement sur l’univers du roman.
J’ai lu ce livre sur les conseils d’un client et je ne regrette pas, j’ai pris un grand plaisir à suivre ce récit.

Yannick

mercredi 19 février 2014

Coup de Cœur du Libraire - "Les gouffres de la Lune", d'Arthur C. Clarke

 
"Les gouffres de la Lune", d'Arthur C. Clarke, chez Milady 
 
 
Colonisée, la Lune n’en recèle pas moins ses propres dangers. Alors que prospère la première génération de sélénites, ces humains nés sur la Lune qui n’ont jamais mis les pieds sur la Terre, la Lune reste un territoire dangereux, où l’humain n’est pas autant à sa place qu’il peut parfois l’imaginer.
Pourtant Pat Harris a un job assez tranquille, plutôt que de piloter de dangereux vaisseaux dans le système solaire, il se contente du Séléné, une sorte de bus panoramique qui convoie des touristes dans sur la mer de la Soif, une curiosité naturelle lunaire. Plutôt pépère. Sauf ce jour où tout s’effondre. Littéralement avalé par les sables lors d’un tremblement de Lune, le vaisseau & ses passagers vont sortir brutalement de leurs petites rêveries touristiques pour faire face à la réalité des dangers d’une vie en-dehors de la planète Terre.

Je n’en dirais pas plus sur l’histoire, pour éviter de spoiler inutilement. Côté littéraire on retrouve Arthur Clarke, un grand auteur de SF, pour une histoire scientifiquement crédible (ça aide de se documenter). Bien loin des facilités du space-opéra, l’auteur opte ici pour un huis-clos qui ne déparerait nullement dans l’œuvre d’un auteur classique. Les relations au sein du navire perdu sont remarquablement ficelées, les rebondissements nombreux & le suspens toujours haletant.

Un roman court qui se dévore avec un plaisir vorace. Les naufragés s’en sortiront-ils vraiment ? Quelle nouvelle catastrophe succèdera à ce qui se passe en ce moment ? Vous ne le saurez qu’à la dernière page, bien entendu. ;)

Fabien

mardi 4 février 2014

Coup de Cœur du Libraire - "Roublard", de Terry Pratchett (2013, L'Atalante) - ("Dodger", 2012, Doubleday)



             

                Terry Pratchett est surtout connu, en France, pour son cycle des Annales du Disque-Monde. Mais outre les quarante romans déjà publiés se rattachant au Disque-Monde (le dernier en date, Raising Steam, sorti à l’automne dernier, devrait nous parvenir dans la langue de Voltaire d’ici la fin d'année), il en a écrit un bon nombre, seul ou à quatre mains, qui valent tout autant le coup d’être lus. Une minorité de ces romans se destinent à la jeunesse (ce qui est également le cas de cinq des romans du Disque-Monde), mais peuvent être lus et appréciés par des adultes. Roublard (Dodger) se situe à mi-chemin, se rattachant au roman jeunesse comme au roman adulte.

                Depuis quelques années – depuis, en fait, qu’on lui a diagnostiqué une forme précoce de la maladie d’Alzheimer – , Terry Pratchett sait qu’il n’a plus beaucoup de temps devant lui, pour achever son œuvre, ou du moins écrire autant qu’il le pourra avant que son cerveau n’en soit plus capable. Dans ce contexte, il a entrepris d’achever certains projets entamés au début des années 1980, au tout début du Disque-Monde, avant que le succès du cycle – et son inspiration – ne l’incitent à se consacrer presqu’exclusivement à la franchise. Citons notamment le cycle en cours d’écriture, en partenariat avec Stephen Baxter, entamé avec La Longue Terre (The Long Earth) et se prolongeant avec La Longue Guerre (The Long War, publié en 2013 dans sa version originale, la version française suivra ce mois-ci). Roublard fait partie de ces œuvres revisitées, à trente ans d’écart, par un auteur au sommet de son art. Dans ce cas précis, il s’agissait d’ailleurs davantage d’une idée en germination que d’un manuscrit abandonné.

                L’histoire se passe dans l’Angleterre victorienne, entre 1837 et 1853 (la date exacte n’est pas mentionnée). Contrairement à ce à quoi l'on pourrait s’attendre de la part de Pratchett, ce roman n’est pas de la fantasy, mais un roman réaliste, au cœur de l’univers dépeint dans ses romans par l’écrivain Charles Dickens. Charles Dickens constitue d’ailleurs le second (ou troisième) personnage du roman en termes d'importance. Mais parlons d’abord du personnage principal. Orphelin élevé dans la rue, Roublard (son vrai nom demeurera secret jusque vers la fin du roman) est un jeune homme habitué à tirer sa subsistance de ses virées dans les égouts, qu’il connaît comme sa poche. Charismatique et bénéficiant d’une bonne réputation auprès des franges marginales de la population londonienne, il a échappé à la misère grâce à sa rencontre avec Solomon Cohen, un vieil horloger juif rescapé de pogroms en Europe de l’est. Ayant été sauvé au cours d’une agression par le jeune Roublard, Solomon l’a pris sous son aile et hébergé sous son toit.

                Le récit commence sous la pluie, la nuit, en pleine tempête. Roublard, entendant un cri, vole au secours d’une jeune femme qu’il sauve d’une agression (cela devient une habitude). Arrachant la mystérieuse inconnue des griffes de ses agresseurs, il l’aide à se cacher en la confiant à Charles Dickens, qu’il rencontre fortuitement, et ses amis. Il n’aura de cesse de retrouver ceux qui en veulent à la jeune femme (rebaptisée Simplicity), pour la mettre définitivement à l’abri de leurs exactions. Chemin faisant, il rencontrera des figures historiques emblématiques de l’époque, de Benjamin Disraeli à Charles Dickens, en passant par Sweeney Todd, le sinistre barbier de Fleet Street. Sa vie en sera changée à jamais, pour le meilleur et pour le pire.

                J’ai été charmé par cette œuvre atypique, d’un auteur prolifique ayant délaissé sa série principale pour rendre un ultime hommage aux auteurs et à la société du dix-neuvième siècle. Le livre-compagnon sorti un an après le roman, Dodger’s Guide to London, permet par ailleurs au lecteur de se plonger avec plus de précision dans le Londres de l’époque. Je dois confesser n’avoir pas lu la version française de ce roman, mais je ne doute pas que Patrick Couton aura réussi, comme à son habitude, à rendre justice à la verve de Pratchett, à sa voix unique qui refuse de s’éteindre.

Louis

mercredi 22 janvier 2014

Coup de Cœur du Libraire - "Porcelaine", d'Estelle Faye


"Porcelaine", d'Estelle Faye, chez les Moutons Electriques

L'histoire se déroule en Chine vers l'an 200, donc dans la Chine classique. Xiao Chen est le fils d'un potier très réputé. Un jour, lors d'une tempête mortelle, après avoir mis le village en sécurité, Xiao Chen est chargé par son père de lui rapporter du bois pour entretenir son four afin de mener à bien son œuvre, un nouveau type de poterie. Pour ce faire, il doit lui trouver un bois non humide, c'est alors qu'un villageois lui conte l'histoire d'une forêt enchantée non loin de là, mais malheureusement gardée par un dieu vengeur. Xiao Chen décide de s'y rendre et est touché par une malédiction, il est affublé d'une tête de tigre. Il est alors banni de son village. Le sage du village lui fait une prédiction : son père devra l'emmener vers une route et confier son fils au premier étranger qu'il croisera. Il sera alors engagé dans une troupe de théâtre. En compagnie de son ami immortel Pieds-de-Cendres, il voyage pendant plus de mille ans et finit par rencontrer Li Mei, une jeune tisseuse de soie dont il tombera amoureux. Mais dans l’ombre, l’ancienne amante de Xiao Chen, la fille-fée Brume de Rivière, complote à leur malheur.

Porcelaine est bien plus qu'une simple histoire d'amour (celle-ci ne commence d’ailleurs qu'au tiers de l'œuvre). C'est une œuvre où l’on voyage, on découvre les coutumes, les mythes, les mystères de cette époque si peu exploitée en fantasy. On est emporté dans un récit poétique avec une écriture soignée, et des caractères de personnages bien maîtrisés. Une histoire pourtant simple de prime abord, mais complexe dans le soin apporté aux détails, aux sentiments des personnages. Tous les événements contés sont utiles pour l'histoire, qui se déroule avec une fluidité impressionnante : on n'a jamais l'impression de piétiner. Cela faisait un moment que je n'avais lu quelque chose d'aussi bien.

Charlotte

jeudi 16 janvier 2014

Coup de Cœur du Libraire - "Le Trône de Fer", de George R.R. Martin


Le Trône de Fer, de George R.R. Martin,
ou en VO : A Game of Thrones, 1er volume de A Song of Ice and Fire

Aujourd'hui, j'étais d'humeur à enfoncer des portes ouvertes, donc j'ai choisi une œuvre best-seller, dont, au demeurant, je suis très très fan :)
Peu de gens dans nos sphères ne connaissent pas encore le Trône de Fer, déjà par l'intermédiaire de la série TV adaptée sur HBO et du jeu de cartes, notamment.
Cela dit, il y a généralement une bonne raison à ce qu'un livre se vende aussi bien, et la plupart du temps (comme ici), c'est parce qu'il est très bon.

Je vais parler ici du 1er volume selon le découpage original de la VO, à savoir donc les 2 premiers volumes du découpage VF, constitué de 'Le Trône de Fer' et 'Le Donjon Rouge'. La version dite 'Intégrale' les recompile en 1 seul volume, et reprend donc tout simplement la tomaison d'origine.

Le Trône de Fer commence ici, une grande saga, encore inachevée, qui nous plonge dans le devenir de Westeros, un pays qui nous rappellera sans doute l'Angleterre médiévale plus que la plupart des contextes 'classiques' de fantasy.
Et ce n'est bien sûr pas un hasard, puisque l'auteur est un passionné d'histoire, et un fan avoué des Rois Maudits de Druon.
Nous allons principalement suivre le devenir, pour commencer, de la famille Stark, des nobles pragmatiques et droits vivant dans le nord du pays, et plus conscients que la plupart des terribles forces qui menacent l'humanité depuis les territoires glacés du grand nord, au-delà du Mur gardé par la Garde de Nuit.
Le chef de la maison, Eddard, a grandi avec l'actuel roi, Robert Baratheon, et ils avaient combattu ensemble des années auparavant pour renverser le règne des Targaryen.
On découvrira vite des secrets sordides qui pourraient plonger le royaume dans le chaos, et la famille Stark est embarquée dans des complications et changements dont elle se passerait bien.
Contrairement aux habitudes de la fantasy, nous sommes ici dans un contexte qui rappelle beaucoup plus notre monde, car même si les pays et peuples sont différents, la seule race présente est l'humanité, et la magie est suffisamment éteinte (ou en tout cas exceptionnelle) pour n'intervenir que rarement dans le récit, et être considérée par la plupart des gens comme relevant des superstitions et légendes. Le lecteur, cela dit, est immédiatement dans la confidence sur son existence bien réelle, puisque la courte introduction du premier tome est de loin l'une des scènes les plus surnaturelles qu'on verra pendant longtemps.

L'écriture (de la VO) est efficace et claire, et nous suivrons rapidement le devenir d'une ribambelle de personnages. On s'attardera régulièrement sur le quotidien et les détails de la vie des uns et des autres, souvent pour subitement basculer dans des scènes plus dures ou en tout cas rythmées, et l'auteur préfère ne pas s'immiscer dans le récit avec des effets de style qu'il juge inutiles.
Hélas, la VF n'a pas fait le choix de respecter le style d'écriture de George R.R. Martin, mais le traducteur a plutôt choisi de 'relever' le niveau de langage, et donner un genre 'médiévalisant' aux dialogues, descriptions, de même qu'à beaucoup de noms propres traduits (sachant que curieusement, tous ne sont d'ailleurs pas traduits). Les lecteurs de la VF prendront garde, également, de comprendre le terme 'loup-garou' (l'emblème de la maison Stark) comme ce qu'il est en anglais (direwolf), à savoir une sorte de loup géant, qui dans Westeros sont natifs des territoires du grand nord. Aucune métamorphose n'est à attendre en ce qui les concerne.
Malgré ces critiques sur la VF, cela n'enlève pas l'incroyable puissance de la fresque quasi-historique dessinée par Martin, et les lecteurs francophones ne s'y trompent pas, à en juger par le succès de l'œuvre. Évidemment, certains lecteurs préfèrent aussi le style donné à la traduction plutôt que celui de l'original.

Bref, en dépit du fait que 2 volumes manquent encore à l'appel (les 6 et 7, donc, en VO), c'est pour moi une saga à lire sans faute, une des pierres angulaires de la fantasy qu'aucun lecteur avoué de ce genre ne devrait manquer d'avoir lu.
Petite mise en garde, cependant : ne vous attachez pas trop aux personnages :)
George R.R. Martin aura plusieurs fois l'occasion de tuer certains d'entre eux, y compris parmi les principaux, et ce sont des scènes très dures aussi pour les lecteurs.

Charles

jeudi 9 janvier 2014

Coup de Cœur du Libraire - Cœur d’Acier de Brandon Sanderson – Les Redresseurs tome 1




Cœur d’Acier de Brandon Sanderson – Les Redresseurs tome 1

Avant-Propos : On avait oublié de vous prévenir mais nous avons fait la trêve des confiseurs sur le blog. Surtout car avec la surcharge de travail des fêtes de fin d’année, nous n’avons pas eu le temps de rédiger une chronique ces dernières semaines.

Pour commencer avec le coup de cœur, voici un petit teaser vidéo sur le livre : http://www.youtube.com/watch?v=6sC9NtpXLH4

Il y a 10 ans le corps céleste appelé Calamité est apparu dans les cieux, et des humains ont obtenu des super-pouvoirs. On les appelle des Epiques, et leur pouvoir, s’il les rend invincibles, les corrompt aussi. Chaque Epique possède une faiblesse mais encore faut-il la trouver.
Il y a 10 ans l’Epique appelé Cœur d’Acier a pris le contrôle de la ville, tuant au passage le père de David. Mais ce jour-là David a vu l’impossible, il a vu Cœur d’Acier saigner et a juré de le revoir saigner.
Il a aujourd’hui 18 ans et a passé toute sa vie à essayer de connaitre les Epiques et leurs faiblesses. Et il désire rejoindre les Redresseurs, un groupe d’humains luttant contre eux et la tyrannie qu’ils ont imposé à l’humanité.
Nous suivrons l’histoire de David et de sa rencontre avec les Redresseurs. Jeune homme de 18 ans n’ayant pas eu d’adolescence dans ce monde sombre, il est parfois maladroit et agaçant dans sa relation avec les autres.

C’est un très bon roman de Brandon Sanderson, et une fois commencé, on n’a pas envie de le lâcher. Pour ma part il m’a fallu un week-end pour le finir en pleine de période de Noël. Le roman est écrit pour un public Young Adult et se lit réellement à tout âge. Comme toujours, l’auteur met en place une façon originale de voir les pouvoirs surnaturels et de leurs conséquences sur la civilisation. Nous sommes dans un univers post-apocalyptique sur les ruines de notre civilisation. J’attends avec impatience la suite de la trilogie.


En bonus un petit avis rapide sur un livre de Noël (prévu en Coup de Cœur au début des fêtes, mais sans jamais trouver le temps de le finaliser) :

Les Lettres du Père Noël de J.R.R. Tolkien

De 1920 à 1943, Tolkien a écrit des lettres à ses enfants en faisant croire qu’elles venaient du père Noël, et parfois de l’Ours Polaire. Dans la version publiée chez Pocket, certaines lettres et dessins sont reproduits, et toutes les lettres ont été traduites.
J’ai trouvé particulièrement intéressant l’évolution et la complexification du récit, au fur et à mesure des années, avec l’ajout de personnages secondaires.

Yannick